Romain, vice-président de l’Association Espace Vie et Partage à Champagnole
Je m’appelle Romain, je suis né il y a 39 ans à la clinique Saint-Joseph de Champagnole.
Après plusieurs décennies d’errances professionnelles et amicales, j’ai voulu revenir dans ma ville natale, il y’a quelques mois, sans unique but.
J’y ai rencontré le GEM (Groupe d’Entraide Mutuelle) de Champagnole, association pour les personnes en solitude. Je ne pensais pas y rester, ni-même rester à Champagnole.
Et j’y trouvé le plus précieux ; l’absence de regard sur mon handicap, le sourire des gens, la sérénité, la joie de vivre… et même l’amour.
Et puis le GEM s’est intéressé à « Espace Vie et Partage Saint Joseph » ; nous avons assisté à la présentation de leur projet qui m’a tout de suite intéressé. Lors de l’assemblée générale de cette association, j’ai adhéré à ce merveilleux projet qui me fait replanter mes racines dans ma terre natale. Et je suis aujourd’hui à l’aube de mes quarante berges, je suis le plus heureux des hommes en réalisant que je vais faire revivre le lieu où je suis né, et que vais y créer ma famille avec ma compagne, et notre avenir commun. Alors merci à ces éléments qui m’ont guidé jusqu’ici. Y’a pas de hasard dans la vie !
Faire revivre un lieu et reprendre racine. Cela me rend heureux!
Le Conseil d’Administration de l’Association Sintôt Vie et Partage
Le projet de la Maison du Sintôt à Habas constitue un beau témoignage du souci que l’on peut porter, dans une petite ville qui a conservé une âme de village, à entretenir son patrimoine et à encourager la transmission entre générations.
Dans les années 80, le médecin du village a suscité la transformation de l’ancienne école libre, en immeuble d’habitation avec un double objectif : que les anciens puissent rester au village (au lieu d’aller à l’EHPAD à 15km de là…), et que les jeunes puissent prendre leur autonomie, pas trop loin de leurs parents. Très lié à la personnalité de ce médecin, cet habitat partagé ne lui a malheureusement pas survécu, et le gestionnaire institutionnel des lieux n’a pas perçu l’intérêt de poursuivre l’aventure.
Ce bâtiment, resté vacant pendant près de 15 ans commençait à tomber en ruines.
Le bailleur a fini par rendre l’immeuble à notre paroisse, qui en est propriétaire et qui a encouragé la création d’un nouveau projet pour ce lieu.
Nous nous sommes mis en route pour rénover l’immeuble et le faire revivre !
La vie et le partage au coeur du village !
Annie, membre de l’association
Je m’appelle Annie, j’ai 80 ans. J’habite à Aire-sur-l’Adour depuis près de 30 ans. J’ai travaillé en tant qu’infirmière à domicile pendant 25 ans en Auvergne avant d’emménager dans les Landes pour suivre mon mari qui y a repris un commerce dans le centre de la ville d’Aire. A la mort de mon époux il y a 5 ans, je me suis investie dans la paroisse: vrai lieu de ressourcement, d’engagement et d’amitié.Je souhaite rejoindre le Carmel car je sais que j’y serai sereine pour les années à venir. En me déchargeant petit à petit de mes engagements actuels pour laisser la place à d’autres, en prenant du temps pour moi et pour Dieu.J’ai toujours été sensible aux plus pauvres, mais je ne sais pas toujours mettre les bonnes limites: ici je sens que je pourrai continuer à aider les plus faibles, et le faire avec les membres de l’association. Continuer chaque jour à faire un petit pas vers les autres.J’ai hâte que les travaux commencent pour pouvoir emménager dans ce lieu!
Continuer chaque jour à faire un petit pas vers les autres!
Giovanna, bénévole de l’association depuis ses débuts
L’intergénérationnel est un atout d’enrichissement réciproque. J’en ai bénéficié si souvent quand j’étais jeune et tout au long de ma vie. Aujourd’hui, je suis tellement heureuse de le voir à l’oeuvre dans la Maison Saint-Jean. Notamment, pour les personnes âgées qui, dans notre société, souffrent tant d’isolement et de solitude et qui se sentent souvent un poids pour leurs familles. Je viens très régulièrement à la rencontre des habitants de la Maison Saint-Jean. Récemment, à l’occasion d’un repas partagé préparé tous ensemble (avec les enfants, les parents et les personnes âgées!) autour d’une super-cuisinière, nous avons pu découvrir le savoir-faire et le savoir-être de chacun et de chacune. La vie partagée n’est pas tous les jours facile; ces occasions-là renforcent les liens – comme une magnifique mosaïque réalisée par un amour fraternel vécu! Ces rencontres sont les fondations solides de la Maison Saint-Jean de Buglose depuis l’arrivée de ses premiers habitants il y a 5 ans.
Ensemble, cultivons nos talents!
Gaëlle et Florent, exploitants et futurs habitants
« Nous avons souhaité construire un projet agricole au sein du hameau intergénérationnel Graines d’Espérance afin de participer à une aventure collective qui répond à notre soif de vivre une vie simple, authentique et fraternelle, proche de la nature. Nous souhaitons nous mettre au service des personnes accueillies en donnant du temps pour le logis Teresa. Sensibles aux conditions de vie de nos aînés et à la déshumanisation, qui imprègne de plus en plus les structures de santé, bien souvent impersonnelles, il nous parait essentiel de faire germer des lieux qui ont à cœur de sacraliser les moments fort de la vie comme le début et la fin. »





